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88 MPH OU L’ACTU DES SALONS DE LA TECH

(pas besoin de routes pour parler du futur)

Les annonces vont vite. Prenons le temps de comprendre ce qu’elles changent.

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54 articles

Vendredi 16 octobre

CESStartupsFrance

Pavillon France au CES 2027 : Business France reconduit Eureka Park, avec un cap sur l'IA, le quantique et la deeptech

Business France opère le pavillon France à Eureka Park (6 au 9 janvier 2027) ; Choose Paris Region sélectionne les entreprises franciliennes, avec priorité à l'IA, la data, le quantique, la photonique, les semi-conducteurs et la deeptech. Trois formats : POD (2 400 à 2 500 euros HT), station de travail (3 700 à 3 850) et stand individuel (6 800 à 7 000). La France comptait 80 startups sur son pavillon au CES 2026 ; il n'y a pas de pavillon France dans le hall Automobile.

Pourquoi c’est important

Business France reconduit le pavillon France à Eureka Park avec un cap deeptech (IA, quantique, photonique, semi-conducteurs). Cela compte pour les startups franciliennes et leurs investisseurs, avec un reste à charge réel. Reste à démontrer la présence française dans la mobilité, sans pavillon dans le hall Automobile.

Ce qu’il faut en déduire

Le constat : la formule française ne change pas dans sa mécanique (un pavillon collectif géré par Business France, trois niveaux de tarification), mais son discours s'infléchit vers la deeptech. Les sélections franciliennes citent le quantique, la photonique et les semi-conducteurs avant le consumer tech. Les pages consultées donnent des barèmes et des dates limites légèrement différentes selon le relais régional (tarif précoce avant le 3 juillet, tarif majoré ensuite, clôture des candidatures au 1er ou au 17 juillet selon la page), ce qui rappelle que le calendrier est désormais largement dépassé pour les retardataires, sauf inscription directe auprès de Business France. Les implications : un POD à environ 2 400 euros permet de tester le CES à moindre coût, mais le prix réel d'une présence (déplacement, hébergement, communication) dépasse le double. L'absence de pavillon France dans le hall Automobile est notable alors que Stellantis et Waymo ouvrent le salon : la mobilité française s'y présentera en ordre dispersé, via les groupes ou via Eureka Park. Lecture prospective : face aux pavillons coréen ou européen financés presque intégralement par des fonds publics, le modèle français repose sur un reste à charge significatif pour les startups. La question de la sélectivité, qui rend le pavillon utile pour les investisseurs et les grands comptes, se pose donc autant que celle du nombre.

Source : Choose Paris Region ↗, 16 octobre 2026

CESStartupsChine (Hong Kong)

CES Asia Unveiled Hong Kong : un exosquelette et un emballage soluble décrochent Eureka Park

Suite du concours annoncé en août : le pitch de CES Asia Unveiled Hong Kong, organisé dans la Future Industries Zone du salon de l'électronique de Hong Kong (13 au 16 octobre), a désigné deux lauréats ex æquo. ExoTechHK développe des exosquelettes industriels légers destinés à réduire la fatigue et les blessures au travail, tandis qu'EzyGreenPak conçoit un emballage d'origine végétale qui se dissout dans l'eau chaude. Le prix est un stand à Eureka Park, la zone startups du CES 2027, valorisé à plus de 50 000 dollars de Hong Kong. En parallèle, l'association HKEIA a signé avec la CTA un protocole d'accord sur la mise en relation technologique et l'accès aux marchés.

Pourquoi c’est important

Le verdict confirme la méthode de la CTA, qui recrute ses exposants en amont, ville par ville, en Asie. Les deux lauréats relèvent de la santé au travail et de l'emballage durable, loin du gadget grand public. Reste à voir si le protocole HKEIA et CTA se traduira par un pavillon hongkongais plus étoffé que la soixantaine d'entreprises présentes en 2026.

Source : Business Quest, d'après Media OutReach (HKEIA) ↗, 16 octobre 2026

Jeudi 15 octobre

CESÉcosystème CESÉtats-Unis

CES 2027 : inscriptions ouvertes, premier pavillon chilien et espace accessibilité à Eureka Park

Le 15 octobre, le média coréen AI Times Korea a signalé l'ouverture des inscriptions visiteurs du CES 2027 sur le site officiel, réservées aux professionnels majeurs. L'édition, qui marque les 60 ans du salon, se tiendra du 6 au 9 janvier 2027 à Las Vegas, avec Google, Samsung Electronics, LG Electronics et Qualcomm parmi les participants cités. Le Chili y tiendra pour la première fois un Global Pavilion, présenté par la CTA comme le plus grand pavillon sud-américain de l'histoire du salon, et un Accessibility Hub réunira à Eureka Park des startups des technologies d'assistance. Le nombre total d'exposants n'est pas encore communiqué, contre plus de 4 100 entreprises en 2026.

Pourquoi c’est important

L'ouverture des inscriptions lance la phase opérationnelle pour les délégations, qui peuvent désormais caler rendez-vous et déplacements. L'arrivée du Chili, portée par deux ministres et l'agence publique Corfo, montre que la CTA élargit son vivier de pavillons au-delà des habitués européens et asiatiques. Reste à voir si cette diversification compensera, en visibilité, le retrait de grands noms japonais.

Source : AI Times Korea (인공지능신문) ↗, 15 octobre 2026

CESStartupsFrance

French Tech au CES 2027 : regroupement par secteur et pas de pavillon France dans le hall automobile

Pour le CES 2027, Bretagne Commerce International propose un stand clé en main sur le pavillon breton, à partir de 6 800 euros HT, avec Business France et les French Tech bretonnes pour partenaires. Les entreprises seront regroupées par secteur et il n'y aura pas de pavillon France dans le hall automobile. En 2026, environ 150 entreprises françaises, dont 80 à Eureka Park, avaient fait de la France la première délégation européenne.

Pourquoi c’est important

Le changement notable est organisationnel : le regroupement par secteur remplace la logique du drapeau. Une startup française sera davantage vue parmi ses pairs mondiaux de santé ou d'IA que parmi ses compatriotes, ce qui augmente la visibilité sectorielle mais dilue le marqueur « French Tech ».

Ce qu’il faut en déduire

Le changement notable est organisationnel : le regroupement par secteur remplace la logique du drapeau. Une startup française sera davantage vue parmi ses pairs mondiaux de santé ou d'IA que parmi ses compatriotes, ce qui augmente la visibilité sectorielle mais dilue le marqueur « French Tech ». L'absence de pavillon France dans le hall automobile, où la mobilité de la CTA se concentre, est un point d'attention pour les équipementiers et startups de mobilité. Le modèle régional reste puissant : les Hauts-de-France avaient présenté en 2026 leur plus grande délégation, 12 structures et 7 startups avec EuraTechnologies, et la Bretagne conditionne son pavillon à au moins cinq entreprises. Le financement public local (régions, CCI) fonctionne comme un multiplicateur d'accès pour des entreprises qui n'iraient pas seules. La lecture prospective : à mesure que le CES devient un salon d'IA appliquée, la valeur d'une présence française dépendra moins du nombre de stands que de la capacité des startups à démontrer des clients industriels.

Source : Bretagne Commerce International ↗, 15 octobre 2026

Mercredi 14 octobre

CESÉcosystème CESPays-Bas, Suisse

Pays-Bas et Suisse au CES 2027 : mission d'État subventionnée contre pavillon à prix affiché

L'agence néerlandaise RVO organise une mission de startups au CES du 5 au 9 janvier 2027 (inscription jusqu'au 30 novembre, environ 4 400 euros HT, 50 % remboursables pour les PME approuvées par la CTA). La Suisse propose un pavillon au Venetian avec un forfait Eureka Park à 7 500 francs suisses et un soutien d'Innosuisse.

Pourquoi c’est important

Les Pays-Bas et la Suisse montrent deux façons d'organiser l'accès au CES 2027, par la subvention ou par l'offre de services. L'annonce compte pour les agences publiques qui comparent leurs dispositifs. Reste à connaître le nombre de startups retenues de chaque côté.

Ce qu’il faut en déduire

La comparaison est utile pour situer l'offre française. Les Pays-Bas subventionnent la moitié du ticket d'entrée et sélectionnent selon leur stratégie technologique nationale. La Suisse vend un catalogue d'options (relations presse, mise en relation avec des distributeurs) et adosse son pavillon à son réseau de diplomatie scientifique. Deux philosophies s'affrontent : l'investissement public ciblé sur des priorités industrielles, ou l'accès au marché vendu comme un service. Dans les deux cas, la sélection finale appartient à la CTA, ce qui rappelle que le CES reste un guichet contrôlé par l'organisateur. La lecture prospective : les petits pays technologiques traitent le CES comme un outil de politique industrielle, avec des critères d'éligibilité qui orientent les startups vers certains secteurs. La France, avec un dispositif plus décentralisé, aborde la même compétition par un autre chemin.

Source : RVO, Switzerland Global Enterprise ↗, 14 octobre 2026

CESIntelligence artificielleCorée du Sud

À Séoul, la CTA salue l'IA coréenne et affiche ses trois strates de tendances pour le CES 2027

Lors d'une conférence au Coex de Séoul, la présidente-directrice générale de la CTA, Kinsey Fabrizio, a présenté les tendances du CES 2027. Environ 800 entreprises coréennes, dont une moitié de startups, étaient au CES 2026. Samsung, LG, SK hynix, Hyundai Mobis et Kia prévoient de participer, malgré le retrait de certains groupes.

Pourquoi c’est important

La CTA vient chercher en Corée l'une de ses délégations les plus nombreuses : plus de 13 000 visiteurs coréens et près de 800 entreprises en 2026. Son cadre de tendances 2027 est à trois niveaux : les fondations (puces d'IA, IA verticale, IA agentique), la transformation (robotique, lunettes intelligentes, mobilité, santé, maison connectée) et l'exploration (quantique, espace, interfaces cerveau-machine).

Ce qu’il faut en déduire

La CTA vient chercher en Corée l'une de ses délégations les plus nombreuses : plus de 13 000 visiteurs coréens et près de 800 entreprises en 2026. Son cadre de tendances 2027 est à trois niveaux : les fondations (puces d'IA, IA verticale, IA agentique), la transformation (robotique, lunettes intelligentes, mobilité, santé, maison connectée) et l'exploration (quantique, espace, interfaces cerveau-machine). C'est un outil de lecture utile pour situer chaque annonce. Le contexte nuance l'enthousiasme : plusieurs groupes coréens, dont des affiliés du groupe SK, réduisent leur présence. La délégation reste donc tirée par les startups et par quelques géants de l'électronique, des puces et de l'automobile. Sur le plan prospectif, la Corée fonctionne comme un laboratoire d'adoption de l'IA : 70 % des répondants coréens de l'enquête CTA l'utilisent au travail et déclarent gagner 8,2 heures par semaine. Un pays où l'usage précède l'offre peut faire émerger des startups d'IA verticale avant l'Europe.

Source : The Korea Times ↗, 14 octobre 2026

CESÉcosystème CESÉtats-Unis

CES 2027 pour ses 60 ans : « Age of Intelligence », agents IA, physical AI et quantique au programme

Présentée à Séoul le 14 octobre 2026, l'édition 2027 du CES (6 au 9 janvier, Las Vegas) prend pour thème « Age of Intelligence ». Le CES Foundry, espace IA et quantique, passe de deux à trois jours avec une zone dédiée à l'IA agentique, un hall robotique et fabrication avancée ouvre en South Hall 3 et un CES Health Hub apparaît au Venetian Expo. Les premiers keynotes confirmés sont ceux de Stellantis, Waymo et Lenovo.

Pourquoi c’est important

Le CES 2027 déplace son centre de gravité de l'objet vers l'agent, avec un Foundry IA et quantique porté à trois jours et un nouveau hall robotique. Il compte pour les exposants, qui devront démontrer une capacité plutôt que montrer un produit. Reste à voir si le mot « agent » résistera à l'épreuve des démonstrations en conditions réelles.

Ce qu’il faut en déduire

Le constat : le CES 2027 déplace son centre de gravité de l'objet vers l'agent. Par IA agentique, on entend des logiciels qui enchaînent seuls plusieurs tâches (réserver, négocier, piloter une machine) au lieu de simplement répondre à une question. Le salon l'assume au point d'en faire son thème, d'allonger le Foundry à trois jours et d'ouvrir un hall consacré à la manière dont les robots sont fabriqués, et plus seulement à la manière dont ils bougent. Les implications se lisent dans la liste des keynotes : un constructeur automobile, un opérateur de robotaxis et un fabricant de PC, aucun fabricant de téléviseurs ni de smartphones. Le CES se présente désormais comme un salon d'infrastructures du quotidien plutôt que de gadgets. Pour les exposants, la barre de preuve monte : il ne suffit plus de montrer un produit, il faut démontrer une capacité, d'autant que l'édition 2026 a rassemblé 148 392 participants, plus de 4 100 exposants et environ 1 200 startups à Eureka Park, soit un public très au fait des promesses d'IA. Lecture prospective : les salons grand public ont connu un premier cycle matériel (téléviseurs, audio), puis un cycle plateforme (smartphone, cloud). Le CES 2027 tente d'inaugurer un troisième cycle où la valeur se juge à la capacité d'agir. Le risque est l'inflation du mot « agent », que les visiteurs apprendront vite à décoder ; les démonstrations robotiques en conditions réelles feront le tri.

Source : BigGo Finance ↗, 14 octobre 2026

CESÉcosystème CESFrance

Régions au CES 2027 : Auvergne-Rhône-Alpes mise sur la mission visiteurs, la Bretagne sur un pavillon collectif conditionnel

Auvergne-Rhône-Alpes (Région, Minalogic et ARAE) propose une mission visiteurs au CES 2027 (6 au 9 janvier, Las Vegas), candidatures jusqu'au 14 octobre 2026, avec une soirée networking le 7 janvier au Stratosphere ; un stand régional de 300 m² était ouvert aux exposants jusqu'en juillet. La Bretagne ouvre un pavillon collectif sous condition d'au moins cinq entreprises, stand à 6 800 euros HT en tarif early bird.

Pourquoi c’est important

Auvergne-Rhône-Alpes mise sur une mission visiteurs avec soirée networking le 7 janvier, la Bretagne sur un pavillon conditionnel à cinq entreprises. Cela compte pour les PME régionales qui veulent découvrir le CES à moindre coût. Reste à voir si ces initiatives s'articulent avec le Pavillon France.

Ce qu’il faut en déduire

Le constat : deux régions françaises, deux stratégies. Auvergne-Rhône-Alpes organise une mission de visiteurs encadrée (webinaires, guide de survie du CES, visite collective, débrief et soirée de réseautage le 7 janvier au Stratosphere), pour un coût estimé à environ 2 700 euros par entreprise (vol, quatre nuits d'hôtel, badge). La Bretagne, elle, propose un stand clé en main, mais seulement si cinq entreprises s'inscrivent. Implications. Premièrement, la mission de visiteurs est une porte d'entrée peu coûteuse pour les entreprises qui veulent d'abord comprendre le salon avant d'y exposer, avec une soirée de réseautage qui fait partie de l'écosystème OFF du CES. Deuxièmement, la condition de seuil breton illustre le risque des pavillons régionaux : sans masse critique, pas de pavillon. Troisièmement, le fait que le stand régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, de 300 m², vise la robotique, la mobilité, l'énergie et l'IA industrielle indique un positionnement sur l'industrie plus que sur le grand public. L'angle à creuser : les régions deviennent des opérateurs de salon à part entière. La question pour Business France est de savoir comment coordonner ces initiatives avec le Pavillon France sans perdre la lisibilité de l'ensemble. Je suis aussi attentif aux délégations d'autres régions (Hauts-de-France, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine) qui n'ont pas encore publié leurs listes 2027.

Source : Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises ↗, 14 octobre 2026

CESRobotiqueChine

CES 2027 : plus d'exposants humanoïdes qu'en 2026, avec la Chine en seconde présence nationale

La CTA indique que le nombre d'exposants de robots humanoïdes sera plus élevé au CES 2027 qu'en 2026, sans donner de chiffre. La Chine, deuxième présence nationale derrière les États-Unis en 2026, y dominait la robotique humanoïde et l'IA physique. Le thème central de l'édition 2027 restera l'IA et ses applications sectorielles.

Pourquoi c’est important

Le CES est devenu la vitrine mondiale de la robotique humanoïde, et cette vitrine est largement chinoise. Un humanoïde est un robot de forme humaine, conçu pour opérer dans des environnements prévus pour des personnes (usines, entrepôts, domiciles).

Ce qu’il faut en déduire

Le CES est devenu la vitrine mondiale de la robotique humanoïde, et cette vitrine est largement chinoise. Un humanoïde est un robot de forme humaine, conçu pour opérer dans des environnements prévus pour des personnes (usines, entrepôts, domiciles). Le fait que la CTA annonce davantage d'exposants en 2027 confirme que la catégorie passe de la démonstration à la recherche de clients. Pour les industriels européens, la lecture est double : le salon sert de comparateur direct entre constructeurs chinois, coréens et américains, et il rend visible l'écart de prix et de cadence de développement. La CTA ajoute une tournée dédiée à l'IA physique entre le Convention Center et le Venetian, ce qui facilitera ce benchmark. La trajectoire probable est une consolidation : beaucoup d'exposants, peu de déploiements mesurables. La question qui s'imposera dans les comex industriels est celle de la démonstration de valeur sur site, plus que celle de la prouesse de mouvement.

Source : Korea JoongAng Daily ↗, 14 octobre 2026

CESÉcosystème CESÉtats-Unis

CES Innovation Awards 2027 : candidatures closes, verdict le 2 novembre et révélation le 9

La CTA a clos le 19 août les candidatures aux CES Innovation Awards 2027. Les candidats sont informés le 2 novembre, les lauréats (Honorees) dévoilés le 9 novembre, ou le 4 janvier 2027 pour les produits sous embargo. Les produits financés en crowdfunding et les produits en développement présentés par rendus restent éligibles.

Pourquoi c’est important

Le calendrier fixe la première vague d'annonces CES 2027 au 9 novembre. Il compte pour les startups et groupes qui cherchent un label avant le salon. Reste à voir quelle part des lauréats choisira l'embargo du 4 janvier.

Ce qu’il faut en déduire

Le calendrier est le vrai signal. Une révélation le 9 novembre place les premiers Awards deux mois avant le salon, ce qui donne aux lauréats une fenêtre de presse indépendante du bruit de janvier. L'option d'embargo au 4 janvier montre l'inverse : les grands groupes préfèrent garder leurs annonces pour la semaine du CES. Deux critères méritent attention. L'exposition au CES n'est pas obligatoire, ce qui permet à une société absente du floor de se prévaloir d'un Award. Et l'éligibilité des produits seulement dessinés ou financés par crowdfunding ouvre la porte aux startups de rupture, au risque d'un écart entre la promesse récompensée et le produit livré. Sur le plan stratégique, les Awards fonctionnent comme un label d'entrée vers les acheteurs et les médias américains. Les listes de lauréats du 9 novembre serviront de premier thermomètre sur les pays et verticaux (IA embarquée, santé, mobilité) qui domineront le salon.

Source : CES / CTA ↗, 14 octobre 2026

CESIntelligence artificielleÉtats-Unis

Au CES 2027, l'IA sera jugée sur ses résultats financiers selon la CTA

Le 13 octobre, Brian Comiskey, vice-président innovation et tendances de la CTA, a présenté les tendances du CES 2027 lors de la session CES Asia Unveiled Seoul du salon KES, au COEX. Selon lui, les entreprises seront évaluées dans les deux prochaines années sur la croissance de leurs revenus et leurs gains d'efficacité plutôt que sur l'ampleur de leur déploiement de l'IA. Il cite l'IA agentique et verticale, la dextérité des humanoïdes (préhension, toucher, manipulation d'objets) et l'élargissement de la course aux puces vers la mémoire avancée, l'interconnexion, les ASIC et l'efficacité énergétique. Rainbow Robotics, AgiBot et Agility Robotics pour la robotique, SK hynix, Marvell et NXP pour les puces sont attendus sur ces sujets.

Pourquoi c’est important

Le discours de l'organisateur passe de la démonstration à la preuve de valeur, ce qui devrait pousser les exposants à présenter des cas clients chiffrés. Pour les acheteurs industriels, la dextérité des robots et la mémoire deviennent deux critères à suivre de près sur le salon. L'enquête de la CTA qui place la Corée à égalité avec les États-Unis, à 70 % d'usage de l'IA au travail, reste une mesure déclarative.

Source : Seoul Economic Daily ↗, 14 octobre 2026

CESÉcosystème CESFrance (régions)

Régions françaises au CES 2027 : Auvergne-Rhône-Alpes vise 300 m², la Bretagne fixe un seuil de cinq entreprises

Pour le CES 2027, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Minalogic et AURA Entreprises proposent un pavillon régional d'environ 300 m² dans Eureka Park, avec dix places pour un concours de pitch avant le salon. Bretagne Commerce International organise une délégation conditionnée à la participation d'au moins cinq entreprises, avec stands à partir de 6 800 euros HT.

Pourquoi c’est important

Deux régions françaises publient des modèles de délégation très différents pour le CES 2027. L'annonce compte pour les PME régionales qui arbitrent entre pavillon collectif et stand propre. Reste à voir combien de candidatures la CTA validera.

Ce qu’il faut en déduire

Les deux dispositifs montrent deux modèles régionaux. Auvergne-Rhône-Alpes joue la masse : une surface dédiée de 300 m² dans l'espace startups, une sélection par jury, un concours de pitch pour les places Unveiled. La Bretagne joue la mutualisation prudente : le projet n'existe que si cinq entreprises s'engagent, et chaque entreprise ajoute 3 % de contribution en plus du coût du stand. Une tension apparaît : la sélection régionale n'est pas définitive, car la CTA doit approuver chaque candidature. Les régions assument donc le risque d'accompagner des entreprises qui pourraient être refusées côté organisateur. Sur le plan stratégique, ces dispositifs expliquent pourquoi la France est si présente au CES : les régions financent l'entrée, Business France structure l'ensemble, et la French Tech fournit le label. Ce maillage est difficilement reproductible par des pays sans tissu régional équivalent.

Source : Minalogic, Bretagne Commerce International ↗, 14 octobre 2026

CESÉcosystème CESFrance

Pavillon France au CES 2027 : plus de 70 entreprises, trois formats de stand

Business France annonce pour le CES 2027 (6 au 9 janvier, Venetian Expo) un Pavillon France de plus de 70 entreprises issues de 15 secteurs, centré sur les technologies vertes, l'IoT, le sport, la santé et le bien-être. L'offre se décline en pods découverte pour primo-exposants, workstations et stands personnalisables. La page rappelle que le CES 2026 avait attiré plus de 148 000 visiteurs.

Pourquoi c’est important

Business France fixe le cadre du Pavillon France 2027 avec trois formats de stand et trois thèmes dominants. L'annonce compte pour les startups et PME françaises qui préparent leur présence à Las Vegas. Reste à démontrer la conversion en contrats après le salon.

Ce qu’il faut en déduire

Le pavillon national garde la forme d'un guichet gradué : le pod découverte abaisse la barrière pour les primo-exposants, la workstation sert les petites équipes, le stand complet cible les entreprises déjà visibles. Cette gradation traduit la maturité de l'écosystème français, huitième pays le plus représenté au CES 2026 selon la CTA. Les thèmes mis en avant (technologies vertes, santé, sport) sont un choix éditorial : ils évitent le terrain de l'IA grand public, dominé par les groupes américains et coréens, pour jouer sur les domaines où l'offre française est identifiable. La page précise aussi qu'il n'y a pas de pavillon France dans le hall automobile, un angle mort pour la mobilité française. Sur le plan prospectif, la vraie question est la conversion : combien de ces 70 entreprises sortiront du statut de « présence » pour décrocher des contrats ou des financements ? Le bilan post-salon, rarement chiffré, fera la différence.

Source : Business France ↗, 14 octobre 2026

CESÉcosystème CESÉtats-Unis

CES 2027 : la CTA dévoile à Séoul une zone pour les agents IA et deux halls robotique

Suite de la venue de la CTA au salon KES déjà relayée dans le fil : le 14 octobre, lors d'un point presse au COEX de Séoul, l'organisateur a détaillé l'organisation du CES 2027 (6 au 9 janvier). L'IA physique gagne de la surface, avec les usages robotiques regroupés dans le North Hall du Las Vegas Convention Center et les composants, technologies de fabrication et solutions d'automatisation dans le South Hall 3. Une zone nouvelle sera réservée aux entreprises d'agents IA, tandis qu'AMD, Cadence et MediaTek prévoient des stands. Samsung, LG, SK hynix, Hyundai Mobis et Kia sont annoncés, après environ 800 entreprises coréennes présentes en 2026, dont la moitié de startups.

Pourquoi c’est important

Ce découpage acte l'entrée de toute la chaîne de valeur robotique au CES, des usages jusqu'aux pièces. Il concerne directement les équipementiers et fournisseurs de composants, qui disposent d'un espace identifié pour rencontrer les intégrateurs. Reste à voir le taux de remplissage réel du South Hall 3, alors que la Korea Times signale le retrait de certaines sociétés liées au groupe SK.

Ce qu’il faut en déduire

En publiant un plan de halls qui sépare les usages robotiques (North Hall) des composants et de l'automatisation (South Hall 3), la CTA organise pour la première fois la robotique comme une filière complète, du fournisseur d'actionneurs à l'intégrateur. L'ajout d'une zone dédiée aux agents IA et l'allongement du CES Foundry à trois jours vont dans le même sens : le salon cherche à capter les budgets d'investissement des entreprises, au-delà de l'électronique grand public. Le choix de Séoul pour dérouler ce message n'est pas neutre, la Corée ayant fourni environ 800 exposants en 2026. Pour les industriels européens, le South Hall 3 devient l'endroit où repérer sous-traitants et briques technologiques asiatiques avant qu'elles ne se positionnent sur leurs marchés. Cette spécialisation brouille aussi la frontière entre le CES et les salons d'automatisation comme Hannover Messe ou Automatica. Le vrai test viendra en janvier : densité des démonstrations de manipulation fine, présence ou non des grands donneurs d'ordre industriels, et capacité des exposants à montrer des déploiements plutôt que des prototypes.

Source : Financial News (fnnews), d'après la CTA ↗, 14 octobre 2026

Mardi 13 octobre

CESIntelligence artificielleChine

Keynote Lenovo au CES 2027 : un trimestre record face à un marché PC en chute

Suite de l'annonce de la keynote déjà relayée dans le fil : iTWire met en regard le retour de Lenovo au Sphere, le 6 janvier 2027 à 17 h (heure du Pacifique), et ses derniers résultats. Au premier trimestre de son exercice 2026/27, le groupe a réalisé 26,9 milliards de dollars de chiffre d'affaires (environ 43 % de hausse), dont 9,3 milliards liés à l'IA, et sa division infrastructure a presque doublé à 8,5 milliards. Dans le même temps, IDC estime les livraisons mondiales de PC à 62,7 millions d'unités au troisième trimestre 2026, en baisse de 20,1 % sur un an, Lenovo restant premier malgré un recul de 22,6 %. Omdia anticipe une nouvelle baisse de 7 % en 2027.

Pourquoi c’est important

Le thème de l'IA hybride retenu pour la keynote s'appuie sur une activité serveurs et services qui compense désormais la contraction du PC. Pour les directions informatiques, l'enjeu est de voir si Lenovo présentera au CES une offre cohérente du terminal au centre de données. La capacité de l'IA embarquée à relancer le renouvellement des PC reste à démontrer au vu des prévisions pour 2027.

Source : iTWire ↗, 13 octobre 2026

CESRobotiqueCorée du Sud

La Corée installera un pavillon humanoïde d'État dans le South Hall du CES 2027

Lors de la keynote d'ouverture du salon KES à Séoul, le 13 octobre, la présidente de la CTA Kinsey Fabrizio a indiqué qu'un pavillon consacré aux humanoïdes serait monté au CES 2027 par l'alliance M.AX, consortium piloté par le ministère coréen de l'Industrie. Il prendra place dans le South Hall du Las Vegas Convention Center, nouvel espace réservé à la fabrication avancée, aux composants robotiques et à l'automatisation. L'alliance y présentera des humanoïdes ainsi que leurs composants et technologies associées. Ni la surface ni la liste des exposants n'ont été communiquées.

Pourquoi c’est important

Séoul ajoute à ses pavillons régionaux de startups une vitrine industrielle d'État sur l'humanoïde, placée au contact de la chaîne d'approvisionnement plutôt que dans les halls grand public. Le signal intéresse les équipementiers et intégrateurs qui suivent la compétition entre Corée, Chine et États-Unis sur les actionneurs et les mains robotiques. Il faudra juger sur pièces : nombre d'exposants, maturité des démonstrateurs et participation des grands groupes coréens.

Source : KIDD (Korea Industrial Daily) ↗, 13 octobre 2026

CESExempleIntelligence artificielle

L’IA embarquée, le prochain terrain de jeu du hardware

Les objets connectés pourraient traiter davantage de données directement sur l’appareil. Une piste à observer au CES.

Pourquoi c’est important

Le calcul local peut réduire la latence et les transferts de données. Il impose aussi des arbitrages énergétiques. Les démonstrations devront être confrontées à des usages concrets.

Source illustrative : MIT Technology Review ↗ (page d’accueil, article fictif)

Lundi 12 octobre

CESStartupsCorée du Sud

Daejeon lance son pavillon CES 2027 en misant sur universités et instituts de recherche

La ville de Daejeon a officialisé le 12 octobre son pavillon intégré pour le CES 2027, lors d'une cérémonie au siège du Daejeon Startup Park réunissant une quarantaine de participants. Le dispositif associe des universités (Chungnam National University, Hannam, Mokwon) et des instituts publics de recherche en géosciences et en chimie, sous la coordination du Daejeon Creative Economy Innovation Center, chargé du marketing, des rendez-vous investisseurs et du réseautage à Las Vegas. La ville met en avant son bilan 2026 : 27 entreprises exposantes et 22,2 milliards de wons levés ensuite, soit 143 % de plus qu'en 2025. Parmi elles figurent Cool Micro, spécialiste du refroidissement de puces, et Libest, développeur de batteries en coopération industrielle avec l'américain Amprius.

Pourquoi c’est important

Daejeon, pôle de la recherche publique coréenne, fait du CES un débouché pour la deeptech issue des laboratoires plutôt que pour des produits grand public. Mesurer l'effet du salon par les levées de fonds qui suivent fournit un indicateur que peu de délégations publient. Le lien causal entre ces tours de table et la présence au CES reste toutefois à démontrer.

Source : NewsHome (뉴스홈) ↗, 12 octobre 2026

CESExempleSanté

Les technologies de santé passent à l’heure du quotidien

Capteurs discrets et interfaces accessibles : un scénario pour la prochaine génération d’outils de suivi.

Pourquoi c’est important

L’utilité dépend de la qualité des mesures. Une innovation grand public n’est pas automatiquement un dispositif médical. La validation clinique reste essentielle.

Source illustrative : The Verge ↗ (page d’accueil, article fictif)

Dimanche 11 octobre

CESExempleSmart Home

La maison connectée cherche enfin un langage commun

L’interopérabilité reste une question centrale pour les fabricants et les utilisateurs.

Pourquoi c’est important

Un standard ne garantit pas une expérience simple. La compatibilité réelle et le suivi logiciel comptent. La sécurité doit rester une priorité.

Source illustrative : Ars Technica ↗ (page d’accueil, article fictif)

Samedi 10 octobre

CESMobilitéChine

Geely et XPeng parmi les premiers constructeurs confirmés au CES 2027, avec Uber et Zoox

Selon un article de 36Kr publié le 10 octobre et repris du média automobile Dianchetong, Geely et XPeng figurent parmi les premières entreprises de mobilité confirmées pour le CES 2027 dans un courriel officiel des organisateurs, aux côtés de Stellantis, Uber, Waymo, Zoox et Tensor. Geely, déjà présent avec un stand propre en 2026 (Zeekr, Galaxy, projets de robotaxi), prépare son entrée au Canada avec de premiers modèles prévus en 2027. XPeng, absent en 2026 et venu en 2024 et 2025 surtout avec ses voitures volantes, devrait cette fois mettre en avant conduite autonome, puces maison et robotaxi. La venue de BYD, Xiaomi, NIO ou Leapmotor relève à ce stade de l'hypothèse de l'auteur, non d'une confirmation.

Pourquoi c’est important

Pour des constructeurs chinois quasi absents du marché américain, le CES sert de vitrine technologique vers l'Amérique du Nord, Canada en tête. Le retour de XPeng avec ses puces et son logiciel de conduite déplace la compétition vers la pile logicielle plutôt que vers le véhicule. La liste des exposants chinois reste à confirmer officiellement par la CTA.

Source : 36Kr, d'après Dianchetong ↗, 10 octobre 2026

CESExempleÉnergie

Énergie : regarder au-delà de l’autonomie annoncée

Un scénario d’innovation autour des matériaux, du stockage et de la réparabilité.

Pourquoi c’est important

Le cycle de vie est aussi important que les performances. Les conditions de mesure doivent être explicites. Les ressources nécessaires méritent d’être interrogées.

Source illustrative : IEEE Spectrum ↗ (page d’accueil, article fictif)

Vendredi 9 octobre

CESÉcosystème CESÉtats-Unis

La scène Accessibilité du CES, primée par la FCC, reviendra en 2027 avec plus d'interactivité

Le 8 octobre, la Commission fédérale des communications (FCC) a remis son prix du président pour l'avancée de l'accessibilité à la CTA Foundation et à Verizon, qui ont organisé la première scène Accessibilité du CES 2026. Cette scène réunissait des tables rondes d'experts sur les technologies qui lèvent les obstacles pour les personnes en situation de handicap. Steve Ewell, directeur exécutif de la CTA Foundation, et Fred Moltz, responsable de l'accessibilité chez Verizon, ont reçu la distinction. La CTA confirme le retour de la scène au CES 2027, du 6 au 9 janvier, avec une programmation plus interactive.

Pourquoi c’est important

La reconnaissance d'un régulateur fédéral installe l'accessibilité comme un thème durable du programme plutôt qu'une animation ponctuelle. Elle intéresse les acteurs de la santé, de l'audio et de l'AgeTech qui cherchent une tribune auprès des décideurs. Le contenu de la programmation 2027 n'est pas encore publié.

Source : CTA (communiqué) ↗, 9 octobre 2026

CESExempleStartups

La French Tech à Las Vegas, au-delà de la vitrine

Préparer des rencontres ciblées pourrait faire la différence pour une jeune entreprise exposante.

Pourquoi c’est important

La visibilité n’est qu’un point de départ. Les rendez-vous doivent être préparés. Le suivi après le salon transforme les contacts en opportunités.

Source illustrative : Maddyness ↗ (page d’accueil, article fictif)

Jeudi 8 octobre

CESIntelligence artificielleÉtats-Unis

CES Foundry passe à trois jours et se concentre sur l'IA agentique et le quantique

Le programme du CES 2027 se précise : CES Foundry, l'espace consacré aux technologies de rupture, revient au Fontainebleau Las Vegas du 6 au 8 janvier, sur trois jours au lieu de deux en 2026, avec un accent sur l'IA agentique et l'informatique quantique. Une visite guidée « Next Wave of Physical AI » est proposée au LVCC et au Venetian, et le programme de conférences comprend une piste « Quantum Means Business ».

Pourquoi c’est important

L'extension de CES Foundry confirme que le salon veut parler aux décideurs techniques, pas seulement au grand public. L'IA agentique (des logiciels qui enchaînent des actions de façon autonome) et le quantique sont présentés comme des sujets d'affaires, ce qui reste à démontrer pour le second. Le parcours dédié à l'IA physique est un bon indicateur de l'équilibre entre robotique et logiciel cette année.

Source : audioXpress ↗, 8 octobre 2026

CESExempleRobotique

Robotique : le défi n’est plus seulement la démonstration

La fiabilité en environnement réel reste l’étape clé entre un prototype et un produit.

Pourquoi c’est important

Un robot doit gérer les imprévus. La sécurité et la maintenance font partie du produit. Le coût complet conditionne son adoption.

Source illustrative : IEEE Spectrum ↗ (page d’accueil, article fictif)

Mercredi 7 octobre

CESIntelligence artificielleChine

Lenovo installe sa keynote du CES 2027 au Sphere, sur le thème de l'IA hybride

La CTA a annoncé le 7 octobre que Lenovo tiendra son événement Tech World au Sphere de Las Vegas le 6 janvier 2027 à 17 h (heure du Pacifique), en tant que keynote officielle du CES 2027. Le PDG Yuanqing Yang y présentera la stratégie d'IA hybride du groupe : faire travailler ensemble l'IA personnelle, l'IA d'entreprise et l'IA publique, de l'appareil au centre de données. Des startups de l'écosystème IA de Lenovo seront exposées dans l'atrium.

Pourquoi c’est important

Un constructeur de matériel prend la scène la plus spectaculaire du salon pour parler d'IA, pas de PC. Le message « hybride » vise les directions informatiques qui veulent répartir les calculs entre terminaux, serveurs et cloud pour maîtriser coûts et confidentialité. Reste à voir si les annonces dépasseront le discours et montreront des déploiements chiffrés.

Ce qu’il faut en déduire

Le choix du Sphere en dit long : l'IA se vend aussi par le spectacle. Sur le fond, l'IA hybride désigne une répartition des traitements entre l'appareil de l'utilisateur (PC, smartphone équipés de processeurs neuronaux), l'infrastructure de l'entreprise et le cloud public. Pour un groupe qui vend à la fois des terminaux, des serveurs et des services, c'est une manière de capter de la valeur à chaque étage. Pour les industriels, l'enjeu est concret : traiter localement les données sensibles, réduire la facture d'inférence dans le cloud et garder la maîtrise des modèles. La présentation de startups partenaires dans l'atrium sera à suivre de près, car c'est souvent là que se trouvent les cas d'usage réellement déployés.

Source : CES (communiqué de la CTA) ↗, 7 octobre 2026

CESExempleMobilité

Mobilité : les capteurs redeviennent stratégiques

Un exemple de veille sur les systèmes de perception et leur intégration.

Pourquoi c’est important

La perception est un maillon critique. Les performances varient selon les conditions. Les tests doivent couvrir les situations difficiles.

Source illustrative : TechCrunch ↗ (page d’accueil, article fictif)

Mardi 6 octobre

CESÉcosystème CESJapon

Sony et Panasonic quittent le CES 2027, mais les exposants japonais ont doublé en dix ans

Sony n'exposera pas au CES 2027, filiales comprises, selon des informations du Nikkei du 28 septembre que le groupe a commentées en mettant en avant ses priorités dans le divertissement et la propriété intellectuelle, tout en maintenant ses liens avec la CTA. Panasonic renonce lui aussi à son stand propre, mettant fin comme Sony à une présence continue depuis la première édition de 1967. Dans une note du 6 octobre, Kan Hatano, chercheur au SOMPO Institute Plus, relève pourtant que les exposants japonais sont passés d'environ 40 en 2016 à près de 100 en 2026. Il rappelle aussi l'arrêt, en mars 2026, du véhicule électrique Afeela développé par Sony et Honda.

Pourquoi c’est important

Le retrait des deux marques historiques réduit la vitrine grand public du CES sans traduire un recul du Japon, dont les entreprises se repositionnent sur les matériaux, composants et capteurs. Pour les visiteurs industriels, la présence japonaise se cherchera désormais chez les fournisseurs plutôt que sur les grands stands. Reste à savoir si cette discrétion laissera aux acteurs coréens et chinois le récit de l'IA physique.

Ce qu’il faut en déduire

Le départ simultané de Sony et Panasonic, présents depuis 1967, clôt un cycle où le CES servait de scène aux champions japonais du produit fini. Les chiffres réunis par le SOMPO Institute Plus nuancent pourtant la lecture d'un déclin : les exposants japonais ont plus que doublé en dix ans, portés par des entreprises de matériaux, de composants et de capteurs, segments qui concentrent l'essentiel des positions mondiales dominantes du Japon. L'abandon d'Afeela a par ailleurs privé Sony de son principal sujet de démonstration après avoir déjà renoncé à un stand propre en 2026. Pour le CES, la conséquence est double. La vitrine grand public se resserre autour d'acteurs coréens et chinois, comme LG, TCL ou Hyundai cités par l'auteur, qui occupent l'espace laissé libre et portent le discours sur l'IA physique. La valeur japonaise, elle, se déplace vers les allées techniques, moins visibles médiatiquement mais plus utiles aux acheteurs industriels. La question pour 2027 est de savoir si un acteur japonais de l'automobile ou de la robotique reprendra une prise de parole d'ensemble, ou si le pays s'installe durablement dans un rôle de fournisseur.

Source : SOMPO Institute Plus ↗, 6 octobre 2026

CESExempleAccessibility & AgeTech

Accessibilité : une autre façon de lire l’innovation

Les interfaces inclusives offrent un angle d’observation précieux sur les nouveaux produits.

Pourquoi c’est important

Un besoin précis aide à évaluer une solution. La facilité d’usage est déterminante. Les utilisateurs concernés doivent participer aux tests.

Source illustrative : Wired ↗ (page d’accueil, article fictif)